Chercher comment rester vivant quand une vie se termine et qu’une autre reste à inventer.
La suite est vivante est né dans une période charnière de ma vie.
Un moment où certaines choses se terminent, où d’autres perdent leur évidence, et où revient une question assez simple : qu’est-ce que je veux faire de la suite ?
Je n’ai pas créé ce blog pour transmettre une méthode, défendre une doctrine ou expliquer aux autres comment ils devraient vivre.
Je l’ai d’abord créé pour moi.
Pour chercher.
Pour comprendre.
Pour garder une trace.
Et surtout pour continuer à avancer.
Chercher, comprendre… puis vivre
J’ai toujours aimé me renseigner, lire, comparer, essayer de comprendre ce qui se joue derrière les choses.
Le développement personnel, les traditions philosophiques ou spirituelles, le corps, les relations humaines, le désir, le vieillissement, le Tantra, le massage, les groupes d’hommes ou les groupes mixtes font aujourd’hui partie de mes territoires d’exploration.
Je peux passer beaucoup de temps à chercher.
Mais je sais aussi que comprendre ne suffit pas.
À un moment, il faut fermer les livres, quitter les théories et voir ce qui reste lorsque l’on revient à sa propre vie.
Qu’est-ce que j’en retiens ?
Qu’est-ce que cela change réellement dans ma manière de vivre, de ressentir, de rencontrer les autres ou d’habiter mon corps ?
C’est probablement là que commence le véritable travail.
Une autre manière d’aborder la soixantaine
Ce blog parle aussi d’un âge particulier.
Celui où l’on n’est évidemment pas arrivé au bout de sa vie, mais où il devient difficile de prétendre que le temps est infini.
Le corps change.
L’énergie change.
Le désir lui-même peut changer.
La vie professionnelle, qui a parfois occupé une place considérable pendant plusieurs décennies, n’a plus nécessairement la même importance.
Et une question apparaît :
comment continuer à devenir lorsque l’on ne peut plus simplement reproduire ce que l’on faisait à trente ou quarante ans ?
Je ne cherche pas à retrouver ma jeunesse.
Je cherche plutôt à comprendre ce qui peut naître maintenant.
Il doit être possible de vieillir sans renoncer à la curiosité.
D’acquérir un peu de sagesse sans devenir sage au point de ne plus rien tenter.
De prendre soin de son corps sans en faire une obsession.
De conserver du désir, de l’étonnement, de l’humour, des projets et, pourquoi pas, une certaine forme de folie.
Explorer de nouvelles pistes
Certaines de ces pistes sont relativement familières.
D’autres le sont beaucoup moins.
Le yoga, le Zen, Patanjali, les accords toltèques ou encore certaines choses apprises au fil d’autres expériences de vie ont déjà nourri ma réflexion.
Aujourd’hui, je m’intéresse aussi au Tantra, au massage, au toucher, au rapport entre hommes et femmes, aux groupes d’hommes, aux espaces de parole et à différentes formes de travail sur soi.
Je ne sais pas toujours à l’avance ce que je vais y trouver.
C’est précisément ce qui m’intéresse.
Je veux pouvoir découvrir quelque chose avec enthousiasme, puis le regarder avec suffisamment de recul pour distinguer ce qui m’aide réellement de ce qui relève du discours, de la croyance ou de l’effet de mode.
Il y aura donc ici de la curiosité, mais aussi du doute.
Des lectures, mais aussi des expériences.
Des enthousiasmes et probablement quelques désillusions.
Un carnet de route plus qu’un enseignement
Je ne suis ni thérapeute, ni maître spirituel, ni spécialiste du Tantra.
Je ne souhaite pas le devenir à travers ce blog.
Je suis simplement un homme qui avance dans cette période de sa vie et qui essaie de regarder ce qui lui arrive avec un peu plus d’attention.
J’écrirai donc parfois à partir de recherches documentées et parfois à partir de ce que j’aurai personnellement vécu.
Je pourrai changer d’avis.
Revenir sur quelque chose que j’avais écrit.
Découvrir que ce qui semblait essentiel l’était finalement moins que prévu.
Cela fait partie du projet.
La suite est vivante n’a pas vocation à apporter des certitudes. Elle cherche plutôt à garder les questions vivantes.
Et si nous étions nombreux à nous poser les mêmes questions ?
Ce parcours est personnel, mais il ne me semble pas complètement individuel.
Beaucoup d’hommes de ma génération arrivent aujourd’hui à une frontière étrange.
Une longue partie de la vie professionnelle est derrière eux ou commence à perdre de son emprise.
Les enfants ont grandi.
Le corps rappelle davantage sa présence.
Les relations évoluent.
Certaines certitudes deviennent moins solides.
Et pourtant, il peut rester dix, vingt ou trente années de vie à inventer.
Que faire de ce temps ?
Que faire de notre corps ?
De notre désir ?
De notre besoin de relation ?
De ce que nous savons désormais de nous-mêmes ?
Et surtout : comment faire de cette période autre chose qu’un lent retrait ?
Je n’ai pas la réponse.
Mais j’ai envie d’aller voir.
Ce blog sera le carnet de cette exploration.
Avec l’espoir d’y trouver davantage d’équilibre, de présence et de bien-être.
Et, si possible, beaucoup de joie de vivre.
Parce que la suite n’est pas écrite.
Et parce que la suite est vivante.