J’ai 63 ans et je traverse une période de transition.
Une partie importante de ma vie s’est construite autour du travail, des responsabilités, des projets, des réussites, des difficultés aussi. Aujourd’hui, quelque chose change.
Je ne cherche pas particulièrement à refaire ce que j’ai déjà fait.
Je cherche plutôt à comprendre ce que peut devenir la suite.
Ce blog est né de cette curiosité.
J’aime lire, chercher, comparer, essayer de comprendre. Puis vient le moment où il faut lâcher les théories et regarder ce qu’elles deviennent dans la vie réelle.
C’est ce que j’essaie de faire ici.
Je m’intéresse notamment au vieillissement du corps masculin, au désir, au Tantra, au massage, au toucher, aux relations, aux groupes d’hommes, aux espaces de parole et, plus largement, à tout ce qui peut aider à vivre cette période de la vie avec davantage de présence et de liberté.
Certaines expériences passées m’ont aussi appris qu’il existe une différence importante entre comprendre intellectuellement une chose et parvenir à la vivre.
Je ne me présente donc pas comme un spécialiste.
Encore moins comme quelqu’un qui aurait trouvé une méthode.
Je cherche, j’expérimente, je doute, je fais parfois fausse route et j’essaie d’en tirer quelque chose.
Je peux m’appuyer sur différentes traditions ou expériences — yoga, Zen, Patanjali, accords toltèques, groupes de parole ou autres chemins rencontrés au fil de ma vie — sans chercher à les transformer en système.
Ce qui m’intéresse est plus simple :
qu’est-ce qui aide réellement à devenir un peu plus juste, plus libre et plus vivant ?
Je ne souhaite pas raconter ici toute ma vie ni dresser la liste de ce que j’ai vécu.
Mais je ne veux pas non plus me cacher derrière mes textes.
Lorsque mon histoire permet de comprendre une recherche, une difficulté ou une expérience, elle pourra naturellement apparaître.
Avec ses contradictions.
Avec ses zones moins glorieuses.
Et avec ce qu’elle m’a appris.
La suite est vivante est donc un blog personnel.
Mais j’espère qu’il pourra aussi devenir un lieu de reconnaissance pour d’autres hommes de ma génération qui sentent, eux aussi, qu’une page se tourne sans avoir encore très clairement écrit la suivante.
Nous vieillissons.
Mais nous ne sommes pas obligés d’avoir terminé de devenir.